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Françoise Bouvier, Présidente de l'Agence de Développement Economique de Belfort et son Territoire (ADEBT).

 

La situation de l’emploi est très contrastée dans le Territoire de Belfort. Les difficultés du secteur automobile, qu’il s’agisse de PSA ou de ses sous-traitants, affectent lourdement le marché de l’emploi. Pourtant, en ce domaine, des solutions existent : en effet, les constructeurs étrangers délocalisent en France et sont compétitifs.
D’autres secteurs en revanche se portent bien : la SATE (Société d’Applications Thermiques Européenne), qui accentue sa diversification à l’international, crée dans le même temps des emplois sur l’Aéroparc. Alstom Transport redresse la tête. General Electric Energy Products Europe accumule les bons résultats.
Il suffit de rendre visite à quelques entreprises du Territoire pour prendre conscience de la motivation des chefs d’entreprise et de leurs équipes. Ils n’hésitent pas à prendre des risques : les responsables hypothèquent leurs biens propres pour trouver les crédits nécessaires. Les salariés n’hésitent pas à aller bien au-delà de ce que leurs obligations leur imposent.
Je trouve dans ces volontés, ces déterminations, ces prises de risques conscientes, de grandes raisons d’espérer : notre tissu industriel résiste. Particulièrement dans le Territoire de Belfort qui compte l’une des main-d’œuvre les mieux formées de France.
Mais la balle est dans le camp de l’Etat : il faut faire évoluer les formations pour qu’elles soient conformes aux attentes des entreprises. Il faut doper la formation professionnelle qui doit offrir aux salariés non seulement des espérances d’évolution, le diplôme n’étant pas tout, mais aussi une adaptation constante à un monde sans cesse évolutif où le décrochage est fatal. Ce décrochage ne doit pas exister : la formation permanente doit permettre les rattrapages et les remises à niveau nécessaires.
Dans une société laminée par le chômage, il ne devrait pas y avoir un seul emploi offert non pourvu.